
Author Archives: Ιφιγένεια Σιαφάκα - Ifigeneia Siafaka
NOEL: Bruxelles, Grand Place (25.12.2012)

Σκάνδαλο… το χριστουγενιάτικο δέντρο κόστους 44.000 ευρώ, που κοσμεί αυτήν τη χρονιά την Grand Place, μία από τις ωραιότερες πλατείες του κόσμου. Το φετινό δέντρο δεν είναι παρά μία ηλεκτρονική κατασκευή με σκαλωσιές. Οι ιθύνοντες θεώρησαν σκόπιμο να στείλουν ένα μήνυμα για την πολιπολιτισμικότητα της πόλεως των Βρυξελλών κι έριξαν στα σκουπίδια το παραδοσιακό τεράστιο έλατο που κοσμούσε τα προηγούμενα χρόνια την πλατεία. Το αποτέλεσμα ήταν σοκαριστικό για όλον τον κόσμο. Μόλις το πρωτοείδα χθες μπαίνοντας στην πλατεία, σκέφτηκα ότι έκαναν… έργα και είχαν εγκαταστήσει σκαλωσιές. Ο σουρεαλισμός στο Βέλγιο είναι δεδομένος, τέτοιος ώστε η πολυπολυτισμικότητα να συγχέεται με την πλήρη αφομοίωση των κουλτούρων και να καταλήγει σε κρύες κατασκευές, από τις οποίες όχι μόνον απουσιάζει η αισθητική, αλλά και έρχονται σε πλήρη δυσαρμονία με το περιβάλλον. Ωστόσο, η κατασκευή δεν θα είναι παρούσα την παραμονή της Πρωτοχρονιάς, όπου γίνεται στο χώρo η μεγάλη γιορτή των πυροτεχνημάτων, διότι η Αστυνομία εκφράζει φόβους ότι θα προκληθούν ατυχήματα από τους μεθυσμένους, οι οποίοι θα επιχειρήσουν να ανεβούν από τις σκάλες, οι οποίες υπάρχουν στο εσωτερικό και επιτρέπουν την ανάβαση στην… κορυφή του. Να δω τι έχω να δω στο Σύνταγμα…
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Oι φωτογραφίες είναι χθεσινές και ανήκουν στο προσωπικό μου αρχείο.
Φωτογραφία: Sarah Moon

Ces éléments nous semblent directement mener à une interprétation autour du souvenir de la prime enfance dans une Grande-Bretagne en guerre, un pays obligé d’appeler à l’aide les forces vives de ses colonies… d’où une atmosphère pleine d’inquiétude, de violence et de mutilation conjuguée au passé, avec la guerre en creux, une atmosphère où l’ailleurs colonial dans sa vision enfantine déborde de partout. Où le cadre familial confiné n’empêche pas l’arrivée des monstres et des mutilations probablement liées à l’omniprésence de la guerre. L’ailleurs est ainsi toujours présenté entre rêve, menace et souvenir dans une décor qui tient de la nature empaillée du musée d’histoire naturelle et de la violence du cirque.
Φωτογραφία: Sarah Moon

• un espace confiné auquel on n’échappe pas
• des signes, du graphisme contrasté augmentant le confinement par des impératifs autoritaires
• le silence, dont la suggestion dans l’image est renforcé dans le procédé par l’interposition de matières, de gestes, de cadres, de grattages entre le sujet et le spectateur.
Φωτογραφία: Sarah Moon

• des références aux années 30, à la modernité (dans le vêtement, dans la représentation de la femme)
• une grande importance des mains (qui sont la partie du corps des adultes à la hauteur du visage d’un enfant…)
• la martyrisation (par le corset, par les griffures, par le grattage du négatif)
• l’allusion au cauchemar d’enfant
• des personnages sans tête, sans bras, sans mains ou avec des bras en bois, ou amputés, une assimilation des êtres à des poupées
Φωτογραφία: Sarah Moon

Des constantes se retrouvent en effet dans ses photographies :
• le rapport à une nature inaccessible. La nature est conjuguée au passé ; on y trouve des pyramides, des rhinocéros, des mythes, au moins de la nostalgie, parfois de la tristesse
• pas de vrai blanc dans ses images, tout est en low key, pas d’échappées claires dans les ciels
• du flou, du vignettage
• de l’exotisme : animaux ou monuments lointains, avec une tonalité coloniale
• souvent du mouvement, comme effacement des premiers plans
• des yeux fermés, ou des visages effacés ou baissés
Φωτογραφία: Sarah Moon

Née en 1941, dans une famille juive qui doit fuir la France occupée, Sarah Moon ne dit rien de son enfance, de ses années passées en Angleterre, de son père ingénieur, des ses quatre frères et sœurs…
Pourtant l’analyse de ses oeuvres amène à penser que son enfance a été déterminante pour un art dont le style est très arrêté.


























